home

search

20 LInformatrice

  Chapitre 20 – L’Informatrice

  I

  Après plusieurs heures de marche en descendant le pic rocheux et en traversant les collines verdoyantes. Ils arrivaient dans les faubourgs d’Oligarda. Ceux-ci étaient composés de maisons en bois, en torchis et ayant des toits en chaume. Le duo pouvait voir la pauvreté des faubourgs, dont la population était principalement composée d’humains. Ils entrèrent dans la cité en passant sous la herse d’une des imposantes portes dans les murailles en pierres rouges d’Oligarda. La cité ressemblait à un ensemble de maisons, en bois et en pierres carrées et aux toits en bois et en chaume, sur plusieurs étages, les unes sur les autres, avec des ponts reliant les maisons des étages supérieures entre elles. Les toits se trouvaient sur la maison la plus haute du lot de batisses. Cela pouvait aller de deux à quatre maisons entassées. Ils virent des quartiers extrêmement riches et colorés pour les plus grands marchands qui étaient entourés de murailles et de herses. Ils ne pouvaient pas y entrer. D’après la mémoire d’Edvard, la cité d’Oligarda était une oligarchie, les plus riches marchands gouvernaient la ville. La cité était composée de gnomes en très grosse majorité. Il y régnait des odeurs variées, principalement des odeurs d’épices des marchands de nourritures ou des odeurs d’encens. Le duo était impressionné par l’activité constante de la ville. Tout semblait toujours en mouvement. Edvard se sentait bien trop grand par rapport à tous les gnomes de la cité. Ils demandèrent à des marchands où trouver Eadwynn Fourkeeper. Ils répondirent, après une petite pièce d’argent glissée sur le comptoir du marchand, qu’elle était une vendeuse d’artefacts magiques, surtout des artefacts anciens ou des artefacts dar?rkien. Ceux-ci étant présents dans les ruines de Da?rka, une civilisation gnome ayant disparu. Il reste des ruines et des restes de cité da?rkienne dans certaines régions des collines verdoyantes, souvent remplies de morts-vivants. Cette civilisation avait une passion pour les artefacts magiques, la nécromancie et la démonologie.

  Graces aux indications des marchands, ils trouvèrent la boutique de l’informatrice : Chez Eadwynn – La Magie à portée de main !

  Ils entrèrent et virent une gnome blonde à la peau bronzée les accueillir. La boutique était remplie d’objets divers en tout genre et de cristaux. Il y avait deux rideaux violets derrière le comptoir. Edvard pouvait ressentir l’aura magique des artefacts, la plupart lui renvoyait une aura impie. Ricina, elle se demanda si elle pouvait pas chaparder quelque chose, mais la gnome la remarquerait s?rement. Elle semblait avoir un regard vif.

  ? Mieux vaut éviter de faire rater la mission avant qu’elle commence. ? se dit Ricina.

  Ils expliquèrent qu’ils recherchaient Eadwynn Foutkeeper pour des informations qu’elle posséderait sur un ogre rouge et des apparitions de monstres. La gnome se pencha en arrière et dit :

  - ? Chef ! Les aventuriers sont là ! ?

  - ? Bien ! ? dit une voix féminine ? Dis leur de me rejoindre ! Montre leur le chemin. ?

  La gnome leur dit :

  - ? Suivez-moi ! ?

  Elle poussa le rideau, révélant des armes et armures étranges. Edvard pouvait ressentir leur magie. Elle leur montra une porte que le duo ouvrit et entra dans la salle. Une gnome rousse à la peau claire habillée d’une tenue décorée les invita à s’asseoir. Elle leur demanda :

  - ? Donc vous êtes là pour l’information concernant le terrible ogre rouge ? ?

  Le duo acquies?at.

  - ? Bien, je me présente, Eadwynn Fourkeeper, marchande d’artefact magique de qualité et informatrice. Je suis prête à vous donner l’emplacement exact d’où un de mes convoyeurs a vu l’ogre terrifiant prêt d’un endroit ou un monstre géant aurait été aper?u. Je vous donnerai cette information contre une petite faveur de rien du tout. ? dit elle en souriant

  Ricina soupira :

  - ? Allez, accouche ! C’est quoi le boulot qu’on doit faire pour toi ? ?

  Eadwynn sourit encore plus.

  - ? Direct ! J’aime ?a ! Mes convoyeurs passent par des routes secrètes que seuls eux et moi-même connaissons. L’ogre rouge aurait été aper?u près de l’une d’entre elle. En échange de la localisation de la route secrète où a été aper?u l’ogre, je vous demande de vous rendre dans le village de Farmore où une tombe de Da?rka vient d’être découverte dans une ruine d’après mon réseau. Elle serait encore fra?che, inexploré et non pillé. La porte de la tombe marquait qu’une personne liée à la magie da?rkienne était enterré ici. S?rement pas d’or dans la tombe, s?rement des pièges mais aussi s?rement un ou des artefacts magiques. Je vous demande donc de vous rendre au village de Farmore, où ils auront s?rement une carte révélant l’emplacement de la tombe et de me ramener tous les artefacts magiques que vous trouverez. Tout cela en échange de l’information. Le village de Farmore est au Sud-Est de la cité à cinq jours de marches. Bonne chance ! Ne me décevez pas ! ?

  II

  Ils partirent ensuite vers le Sud-Est. Ils passèrent par deux villages-relais gnomes en suivant la route vers Farmore. Ils traversaient des collines verdoyantes où se baladaient des bovins et moutons sauvages. Ils pouvaient sentir l’odeur de la rosée, il avait plu récemment. Les villages gnomes étaient composés de maisons en bois creusées dans les collines. Il y avait une odeur de terre, de bétail et de légumes. Cela rappelait à Ricina son village natal. Une fois dans le village, Edvard guérissait les malades et soignait les blessés avec sa magie divine au nom du Cercle des Neufs. Il bénissait aussi les champs des villageois et leurs réserves pour avoir des récoltes prospères à la prochaine saison des récoltes et pour que l’hiver soit doux avec eux. Pendant ce temps, Ricina marchandait pour obtenir de la nourriture pour leur voyage. Ils dormirent dans des auberges et partirent à chaque fois au petit matin. Edvard se faisait appeler un Saint. Il appréciait ce terme, qui lui rappelait sa dévotion au Cercle des Neufs. Ricina disait qu’il allait avoir la grosse tête à force d’être appelé comme ?a.

  Au quatrième jour de marche, les sens aiguisés de Ricina remarqua que des personnes approchaient des deux collines qui entouraient la route qu’il prenait. S?rement des brigands de grands chemins. Ils se préparèrent et virent des gobelins, des kobolds et des gnomes accompagnés d’un gros ogre faisant deux têtes de plus qu’Edvard foncer sur eux. L’ogre avait une cuirasse en fer et une grande hache.

  Edvard incanta les chatiments de Brakov en envoyant des flèches de feu sur les bandits qui approchaient. Elles explosirent au contact dans une gerbe de flamme et tua sur le coup six petites créatures. Ricina s’occupa de l’autre c?té en abattant sept bandits qui descendait la colline avec sa fronde, tirant très rapidement comme lui avait appris Adnama. Elle touchait dans la tête à chaque fois, une véritable frondeuse de guerre. Cinq se jetaient alors sur eux au corps à corps.

  Edvard transforma son épée en lance, grace à la bénédiction d’Horakio et rendit son fer ardent. Le grand ogre frappa Edvard qui encaissa avec son écu tant bien que mal, avant de répliquer d’un coup de lance dans l’épaule. L’ogre hurla. Un gnome poignarda alors Edvard dans le flanc d’un coup de dague. Une fine barrière recouvrait le corps d’Edvard, réduisant l’importance des coups subis. Cependant, la dague transper?a tout de même son armure et se planta légèrement dans son flanc. Cela le fit vaciller un instant. Son gros adversaire en profita pour lui mettre un crochet du droit dans le casque, suivit d’un coup de tête. Les deux ogres étaient sonnés par ces coups. L’adversaire d’Edvard souffrit d’avoir frappé de sa tête un casque en métal. Le géant ennemi le traita de ? demi-portion qui sentait l’ogre ?. Edvard mit un coup de lance dans le vide en voulant viser la gorge de l’autre qui bougea la tête sur un coup de malchance et transforma sa lance en épée et, reprenant légèrement ses esprits, lui coupa la tête. Un gobelin lui sauta dessus et lui planta deux dagues dans les épaules, entre les protections en métal. Il se retourna et trancha le gobelin et envoya une flèche de feu au gnome, le br?lant vif.

  Ricina affronta deux adversaires, un gnome et un kobold. Elle se prit une taillade de dague au visage et un coup d’estoc de coutelas dans le dos. Elle répliqua en plantant son pic de guerre dans la tête du gobelin des collines et recula d’un bond avant d’envoyer un couteau de lancer dans la tête du kobold.

  Le combat était terminé. Edvard se dépêcha de soigner Ricina qui perdait beaucoup de sang. Il se soigna ensuite et réparèrent leurs armures. Ricina fit les poches aux brigands de grands chemins, gagnant de précieuses pièces de bronze et d’argent. Edvard soupira. Il espérait tomber sur moins de brigands à l’avenir. Le coup qu’avait subit Ricina dans le dos lui laissa une cicatrice.

  Ils finirent par arriver à Farmore au cinquième jour de voyage.

  III

  Le village de Farmore ressemblait à un village gnome typique, les maisons construites à moitié dans les collines. Edvard et Ricina cherchèrent un vendeur de cartes et trouvèrent un vieux gnome à la peau bronzée et ridé, à la longue barbe et moustache blanche qui avait peu de cheveux dépassant de son chapeau de paille. Il était assis au sol, à l’ombre sous un drap tenu par deux batons et un mur et qui avait des planches sur le sol avec différentes cartes de lieux. Ricina s’approcha avec Edvard du marchand.

  If you spot this narrative on Amazon, know that it has been stolen. Report the violation.

  - ? B’jour les jeunots, vous voulez des cartes ? J’en ai qui montrent plein de choses trrrrès intéressantes ! ?

  - ? Combien pour la carte de la tombe fra?chement découverte ? ? demanda Ricina.

  - ? Oh celle là, tenez, la voici, cinquante pièces d’or pour la carte ! ? répondit le vieux marchand avec un sourire sournois.

  - ? Ricina comment on fait ? On a pas cette somme. ? murmura Edvard en se baissant vers Ricina.

  - ? T’inquiète pépère, je vais en faire qu’une bouchée du papy. Tu vas voir. Va t’occuper à faire tes trucs de Saint, là.? répondit-elle en murmurant.

  Ricina s’éclaircit la gorge.

  - ? êtes-vous ouvert, mon bon et gentil marchand à des … négociations ? ? dit-elle avec un grand sourire.

  Le vieux marchand haussa un sourcil en ayant un sourire.

  - ? Montre-moi ce que tu as dans le ventre, gamine ! ? répondit entre deux courts rires.

  Edvard vagua à ses occupations dans le village, soins, guérisons, bénédictions. Il bénit même un couple fra?chement marié. Le couple était aux anges en recevant les bénédictions d’un vrai Templier. Edvard sentait sa mission de Disciple accomplit en un sens et sentait sa foi et ses forces se renforcer.

  Quand il eut fini et revint vers Ricina, celle-ci l’approcha avec la carte du tombeau. Elle la montrait fièrement.

  - ? Tu as payé combien ? ? demande Edvard

  - ? trois pièces de bronze ? répondit Ricina avec un grand sourire.

  Edvard avait les yeux écarquillés. Ricina pointa l’auberge.

  - ? Il se fait tard, allons souper et aller se coucher le grand. ?

  - ? M-mais comment tu as fait pour passer de cinquante pièces d’or à trois pièces de bronze ?! ?

  - ? Le talent très cher ! Et ?a ! ?a ne s’achète pas ! Pas comme cette carte ! Héhéhé… ?

  Ils soupèrent dans l’auberge qui s’entait la poêlée de légume, l’alcool et le fromage. Ils prirent chacun une poêlée avec de la viande de mouton cuite, du pain, du fromage et de la cervoise. Ils allèrent se coucher dans des chambres séparées pour la nuit.

  Une fois réveillés, ils se préparèrent, déjeunèrent léger et partirent là où la carte les menait : au Pont de la Haute Foi. Un pont qui traversait un ravin à descendre soit par monte charge, soit par des escaliers creusés à même la paroi du ravin. Une fois en bas, ils devront suivre la rivière dans le sens inverse de son courant jusqu’à des ruines, puis aller dans une mine qui les mèneront au tombeau. Ils partirent en direction du pont, en suivant la route de terre battue qui descendait des collines vers une zone plus rocheuse mais toujours verdoyante à sept heures de marche du village.

  IV

  Ils marchèrent à travers le chemin dans les collines verdoyantes jusqu’à apercevoir des grands rochers rouges recouvert d’herbe et de mousse. Ils arrivèrent au pont au bout de sept heures de marche et d’une pause déjeuner. Le Pont de la Haute Foi était devant eux. Un gros pont en bois renforcé des deux c?tés sans personnes pour un possible péage.

  - ? C’est au moins ?a… ? pensèrent-ils

  Ils le traversèrent et la carte indiquait le monte charge à la gauche du pont, avec la note ? en réparation ?. Avec un peu de chance, il sera utilisable.

  Ils marchèrent une heure dans la forêt qui bordait le ravin jusqu’à arriver à un groupe de gnomes travaillant sur le monte-charge. Il était en piteux état, du moins une partie.

  - ? Bonjour braves travailleurs, puis-je vous demander où en est l’état de vos travaux ? ? demanda Edvard

  - ? On avance, on avance... ? dit un gnome à la moustache taillée ? on devrait avoir fini dans quatre jours. Si vous voulez descendre, allez prendre l’escalier, il doit s?rement être en état. Quoique il y a eu un léger éboulement dans le ravin récemment. J’espère pour vous que le chemin sera dégagé si vous comptez aller en bas. ? dit le gnome en mangeant un panier repas.

  Les autres gnomes mangeaient aussi. Il devait être le milieu d’après midi. Il y régnait une odeur de nourriture et de champignon.

  - ? Je vous vois en train de manger, vous travaillez pas ? ? demanda Ricina.

  - ? Pas avant avoir fini le casse-cro?te du go?ter ma p’tite ? répondit un gnome ayant des épais favoris chatains.

  - ? Bon, sur ce… Bon casse-cro?te très chers ! ? dit Edvard en repartant vers le pont.

  - ? Merci et bon courage voyageur ! ? répondirent les gnomes en unissons.

  Un peu plus loin, Ricina dit à Edvard :

  - ? Quand même ces gnomes, toujours à bouffer et à paresser ! Des vrais mélanges de porc et de chat ! ? dit la gnome.

  - ? Je tiens à te faire remarquer que tu es toi aussi une gnome Ricina ? rétorqua Edvard.

  - ? Oui mais Moi je suis spéciale ! ? dit elle avec un sourire à pleines dents en regardant son compagnon d’aventure.

  Edvard n’osa même pas répondre.

  Ils revinrent au pont et prirent la route de l’escalier, vers la droite. Après un peu plus d’une heure de marche, ils le trouvèrent. Il était taillé à même la roche. Il avait des rambardes en bois pour éviter les chutes malheureuses. Ils descendirent l’escalier et, une fois arrivés à la dernière marche, remarquèrent que la suite du cheminement était bloqué par un tas de rochers plus gros qu’un homme.

  - ? Tes machins-choses de pouvoirs magiques divins peuvent faire quelque chose pour ces caillasses ? ? demanda Ricina.

  Edvard se concentra, tint son médaillon et fit une prière à Lonida? et Brakov. Il tendit les bras. Les rochers se mirent à trembler et à bouger, glissant sur le sol, dégageant le passage.

  - ? Pas mal, pas mal. ? dit Ricina en regardant Edvard et en lui mettant une tape dans le dos.

  Celui-ci transpirait sous son armure. Cela lui avait demandé beaucoup de force mentale.

  - ? Elusco l’aurait fait aisément… Quoique la géomancie n’était pas son domaine d’expertise selon lui. ? pensa Edvard.

  Ricina se rappela que le bourg de Brigantion n’était pas si loin de là où ils étaient. Il était dans le centre du Tsudarul, comme son village natal : Oakhold et Oligarda. Elle se demandait si Edvard accepterait à l’aider à venger feue sa mentor, du seigneur du bourg : Nothelm Tallash. Elle n’oublia jamais le nom de cette pourriture.

  Ils avancèrent dans le sens inverse du courant de la rivière, soit dans la direction où se trouvait le monte-charge. Ils le virent même d’en bas à un moment donné, en marchant. Ils arrivèrent à une zone ou un sol pavé rouge était caché sous l’herbe, visible à certains endroits. Il y avait quelques restes de murs et de colonnes en pierres rouges, recouvertes de mousse et de lierres. Il avait une forte odeur de mousse et de terre mouillée. Ils finirent par trouver l’entrée de la mine.

  Edvard créa un orbe de lumière et ils entrèrent. La mine n’était pas très haute, for?ant Edvard à se baisser. Ils se demandèrent qu’est-ce qu’ils pouvaient bien chercher en creusant des galeries. Edvard se fia aux vibrations qu’il envoya dans la terre pour prendre le bon chemin vers la porte. Il l’avait localisé dans son esprit. Ils arrivèrent à une partie plus ouverte où il put se redresser. Deux portes en pierres rouges comme celles de la région. Comment ce tombeau avait fini ensevelit sous le ravin, ils ne le savaient pas. Edvard l’ouvrit avec sa géomancie. Ils pénétrèrent à l’intérieur. Le tombeau n’avait pas de couloir apparent, juste une salle vide : décevant. La salle était poussiéreuse et elle aussi en briques rouges. Il y régnait une odeur de poussière et de renfermé. Ricina prit un de ses pics de guerre encore rangé dans son fourreau et tapotait les murs en y collant l’oreille. Elle tapa sur une brique du mur droit et fit un bon en arrière. Edvard s’approcha, inquiet. Elle appuya sur la brique qui s’enfon?at dans le mur. Après quoi, un passage s’ouvrit.

  - ? Pas mal du tout, Ricina. ? dit Edvard.

  - ? Le talent, que veux-tu ! ? répondit-elle.

  Il y avait un court couloir qui sentait le renfermé. Ils progressèrent, Ricina désactivant les pièges avec ses outils au passage et virent une porte décorée. Edvard l’ouvrit et ils virent un tombeau. Il y avait une petite tombe au fond de la pièce et un petit coffre à gauche de celle-ci. La pièce avait elle aussi une odeur de poussière et de renfermé. Les murs étaient décorés de gravures montrant l’histoire du défunt enterré ici. Cependant la plupart des gravures avaient disparu avec le temps. Ricina fon?a crocheter le coffre. La salle était calme. Cependant, les sens de templier d’Edvard s’excitèrent. Le tombeau commen?a à ouvrir. Voyant ?a, Ricina se mit à crocheter en accélérant le plus possible. Elle réussit à ouvrir le coffre au même moment où le tombeau s’ouvrit, révélant un petit squelette de gnome ayant un sceptre en métal. Ricina trouva seulement une bague en bronze, ornée de gravures. Le squelette regarda Edvard et tira une boule de feu à l’aide de son sceptre. Edvard créa un bouclier protecteur avec en plus la protection de son écu. L’explosion fit tomber un morceau de roche. Ricina paniqua et mit la bague par réflexe. Elle sentit son corps soudainement plus léger.

  - ? Qui ose me réveiller dans mon sommeil, moi, Cotacus le puissant ?! ? dit le squelette dans une voix mystique. ? Un seul fauteur de trouble à ce que je vois… Il en sera vite fini de toi ! ? dit-il en incantant un autre sortilège.

  Edvard regarda autour de lui et cria.

  - ? Ricina t’es où ?! ?

  - ? Bah, à ta gauche ! ?

  Il regarda à sa gauche et ne vit rien, seulement le coffre ouvert.

  - ? Je te vois pas, Ricina, je sais pas où t’es, mets-toi à couvert ! ? cria Edvard.

  Ricina comprit, la bague la rendait invisible. Elle ricana silencieusement et vit le morceau de pierre tombé par terre, puis regarda le squelette lan?ant des sorts à Edvard, puis regarda de nouveau le morceau de pierre. Elle le prit, marcha derrière le squelette et lui explosa le crane et le reste du corps à coup de caillou.

  - ? Quoi ?! Mais qu’est-ce qui vient de se pas... ?

  Ricina retira la bague, réapparaissant.

  - ? J’ai fait ?a grace à cette petite bague, ? elle lui fit un bisou ? et à cette pierre aussi, mais c’est moins glorieux. ?

  Edvard ramassa le sceptre du squelette en miette. Il était en bronze orné d’un cristal verdatre.

  - ? Donne-moi la bague Ricina. Je sais quel genre de conneries tu es capable de commettre avec ?a. Et puis l’informatrice nous a dit de ramener tous les artefacts magiques que l’on trouverait.? dit le templier.

  - ? Raaaaah, d’accord. Mais tu en prends bien soin. Hein ?! ? dit-elle d’un regard sérieux. Chose rare chez Ricina.

  V

  Ils retournèrent cinq jours plus tard à Oligarda. Le chemin du retour était paisible, pas de brigands ou d’ennuis. Ils allèrent dans la boutique, donnèrent la bague et le sceptre à Eadwynn. Elle leur donna l’emplacement de la route secrète en plus d’un village sur la route menant au passage secret pour convoi. Ce village avait des prix plus abordables que la cité pour la nuit et les repas. Il était à quatre jours de marche au Nord-Est : Mossbreak. Elle leur donna l’emplacement exact où fut vu le terrible ogre rouge.

  Ils prirent des rations, regardèrent sur leur carte l’emplacement de Mossbreak au Nord-Est et la route secrète marquée sur leur carte par Eadwynn.

  Ils reprirent la route.

Recommended Popular Novels